Il est un des deux rookies de la préparation aux matches de qualification à la Coupe du Monde 2027 cet été. Mais Rayan Rupert (1,99 m, 22 ans), évolue dans un environnement familier, à Pau, où son père Thierry a évolué durant quatre saisons.

lundi 29 juin 2026 à 11:32 par Julien Guérineau

Le symbole est fort. C’est sur le parquet du Palais des Sports de Pau qu’il a enfilé pour la première fois le maillot de l’Équipe de France. Et même si, pour l'instant, il ne s’agit que d’un shooting photos, le moment était marquant pour un jeune homme qui perpétue une tradition familiale. Son père Thierry, décédé en février 2013, compte 35 sélections et sa sœur, Iliana, est double médaillée d’argent olympique avec les Bleues. Clin d’œil supplémentaire de l’histoire, Thierry a évolué pendant quatre ans à l’Élan Béarnais entre 2004, l’année de naissance de Rayan, et 2008.  "C’est ici que j’ai commencé le basket donc cela fait plaisir de revenir", précise-t-il. "Mes premiers souvenirs de vie et de basket c’est ici. J’avais l’habitude également de revenir chez Laurent Foirest l’été. Pau c’est une ville que j’affectionne, ma mère aussi."

Sa présence dans dans le Sud-Ouest n’était pourtant pas planifiée. Mais suite au forfait de Frank Ntilikina, c’est vers lui que le staff technique s’est tourné. Rupert a donc sauté dans un avion depuis les États-Unis pour arriver dès le début du rassemblement, lundi 22 juin. Et ce malgré les incertitudes qui entourent son futur. Le 43e choix de la draft 2023 vient de boucler sa troisième saison NBA et attend l’ouverture de la free-agency pour connaître sa prochaine destination. Utilisé de manière irrégulière par les Blazers et coupé par la franchise de l’Oregon en février dernier, son passage, le temps de 16 rencontres, aux Memphis Grizzlies, lui a permis de se mettre en valeur au sein d’une équipe dirigée par l’ancien entraîneur du Paris Basketball, le Finlandais Tomas Iisalo. Auteur de 12,2 points et 6,4 rebonds de moyenne en 31 minutes par match, Rupert a de nouveau confirmé que la NBA était une ligue d’opportunités. "Changer d’environnement m’a fait du bien", résume-t-il sobrement.

En attendant la Summer League (9-19 juillet), l’ancien élève du Pôle France tente donc de gagner sa place dans les 12 pour affronter la Belgique (3 juillet à Anvers) et la Finlande (6 juillet à Pau). International U18 avec Bilal Coulibaly lors de l’Euro de la catégorie en 2022, Rayan Rupert affiche un attachement non feint pour le statut d’international : "Nous sommes une génération exceptionnelle qui est là et qui arrive encore", sourit-il. "Nous avons eu la chance de jouer ensemble en équipe de jeunes. À l’INSEP on nous a également beaucoup rapporté l’importance de jouer en équipe nationale. Personnellement c’est une saveur particulière puisque mon père a joué en Équipe de France, ma sœur également. Je suis très attaché au maillot bleu. C’est très important pour moi."