48 heures après avoir frisé la correctionnelle en Hongrie, l’Équipe de France retrouve le même adversaire, au Mans (18h, en direct sur BeIN Sports 1). Avec la volonté d’afficher plus de maîtrise et le renfort de deux joueurs d’EuroLeague.

samedi 28 février 2026 à 20:01 par Julien Guérineau

Après Sylvain Francisco débarqué directement à Szombathely jeudi matin, les Bleus ont retrouvé Elie Okobo et Jaylen Hoard au Mans samedi après-midi, après un voyage de plus de sept heures entre leurs deux hôtels. Ainsi va la vie d’une équipe nationale qui jongle avec les calendriers conflictuels d’un basket européen qui ne trouve pas de terrain d’entente, près de neuf ans après la réintroduction des fenêtres FIBA de qualification aux compétitions internationales.

La France et la Hongrie très proches lors de leur premier affrontement, ont partagé le même avion pour rallier la Sarthe, mais les Tricolores voudront mettre de la distance avec leur adversaire pour s’épargner une nouvelle frayeur. "Ce sont des choses qu’on doit éviter", confirme Amine Noua. "On leur facilite la tâche en perdant autant de balles, en n’étant pas assez bons sur les rotations. Contre des shooteurs il faut être plus présent. On va regarder ce qui n’allait pas sur le match, les corriger pour dimanche et essayer d’être meilleurs." Les 18 balles abandonnées ont bien évidemment été soulignées par Frédéric Fauthoux à peine ses troupes rentrées aux vestiaires la victoire en poche. "On a manqué énormément de maîtrise dans le jeu", estime-t-il. "Défensivement nous étions très bien. Par contre en attaque… On peut l’expliquer par de multiples raisons. Mais on doit être plus sereins et performants par rapport à nos pertes de balles. Beaucoup sont dues à la précipitation, au manque de concentration. Ce n’est pas la Hongrie qui provoque ces pertes de balle."

Le zéro pointé dans le jeu rapide est un autre axe de progrès et la présence d’un créateur comme Elie Okobo offrira de nouvelles options. "Quand tu as des joueurs EuroLeague c’est plus facile dans les derniers instants", résumait Amine Noua. "Mais on doit tuer le match d’entrée." Samedi les Hongrois ont fait le choix du repos plutôt que de s’entraîner. Les Bleus, de leur côté, ont passé 90 minutes sur le parquet d’Antarès avec supplément musculation pour certains joueurs en fin de d'entraînement. Une seule séance avec révision complète des systèmes pour intégrer deux éléments présents à l’EuroBasket l’été dernier. "Vendredi on a vu une équipe très hiérarchisée contre une équipe plu expérimentale. Mais il faut arrêter de le dire et de l’écrire puisque ça sera comme ça tout le temps", sourit Frédéric Fauthoux qui a fait le choix de ne pas aligner Nathan De Sousa et Bodian Massa dimanche. "A nous de garder un noyau pour se donner un peu plus de marge."